Grâce à Bloomberg, Twitter s’invite désormais dans les salles de marché

7 avril 2013
Twitter Bloomberg

Twitter Bloomberg

Ca n’a l’air de rien mais dans le monde de la communication financière, c’est une petite révolution. Bloomberg vient en effet d’annoncer qu’ils intègrent désormais les tweets dans les sources d’information gérées par leurs terminaux auxquels sont rivés tous les analystes et traders de la planète.

Cette annonce fait suite à la parution des nouvelles guidelines de la SEC (l’autorité des marchés financiers américaine) reconnaissant la valeur officielle des informations diffusées par les entreprises via Facebook et Twitter.

Alors que jusqu’ici la communication financière se montrait pour le moins frileuse -pour ne pas dire dédaigneuse- à l’égard des médias sociaux, l’irruption des tweets sur l’écran radar des traders risque de changer la donne. Longtemps en effet, les professionnels de communication financière cantonnaient les médias sociaux à un rôle anecdotique, sachant pertinemment que les investisseurs et analystes qui sont la véritable cible de toutes leurs attentions se fient d’abord aux dépêches et chiffres fournis par Dow Jones, Bloomberg et autre Reuters et qu’un Twittos doté de 50 000 followers pèse moins que l’analyste junior de 25 ans qui suit son entreprise pour le compte d’une petite banque d’affaires .

Désormais, ce même analyste, dont l’accès aux médias sociaux était sévèrement verrouillé par le firewall de la banque, pourra consulter directement les tweets concernant les sociétés qu’il suit, et même être alerté lors d’un afflux anormal de tweets mentionnant la valeur concernée.

“Bloomberg classifies tweets by company, asset class, person and topic, making it easy for institutional investors, traders, corporate executives and government agencies to track updates related to a specific industry or market, their portfolio holdings or an online personality. In addition to searching and tracking relevant financial tweets, users can also create alerts to monitor for unusual bursts of social media chatter about a company.”

Autant dire que la crainte du bad buzz au sein des directions de  la communication risque de monter d’un cran et que la gestion au quotidien de l’e-réputation financière sur les réseaux sociaux va devenir un enjeu pour les directions Comm Fi, comme elle l’est devenue pour les directions marketing et corporate.

Pour autant, il serait contre productif de n’interpréter ces enjeux qu’au travers d’un prisme négatif ou défensif trop souvent associé au domaine de l’e-réputation. Il faut également y voir une opportunité de plus pour communiquer et échanger constructivement sur les réseaux sociaux pour faire connaître et partager l’activité de l’entreprise.

Sans avoir attendu Bloomberg, de nombreuses entreprises cotées ont su développé des stratégies proactives sur les médias sociaux, notamment à l’occasion de l’annonce de leurs résultats ou lors des Assemblées Générales. Twitter s’est doucement mais sûrement imposé ces deux dernières années comme un relais pertinent vis à vis de la presse économique et financière. L’utilisation croissante du Cashtag, l’équivalent tweet du symbole boursier, n’a fait qu’accélérer cette tendance . En intégrant Twitter, Bloomberg, de son propre aveu, ne fait donc que répondre à la demande croissante de ses utilisateurs. Autant dire qu’il va désormais falloir que les entreprises elles-mêmes prennent désormais en compte cette demande en n’oubliant pas que Twitter, comme la nature, a horreur du vide.

^S. Magniant

Le Social Business ou l’arrivée à maturité des médias sociaux en entreprise

12 mars 2013

Entretien avec Anthony Poncier, Associé chez Publicis Consultants Net Intelligenz, Directeur Social Business EMEA

Votre définition du « social business »…
C’est, appliqué à l’entreprise, un modèle d’organisation et de fonctionnement inspiré des réseaux sociaux, pour lui permettre d’améliorer ses performances :

  • 77% des entreprises ont augmentée la rapidité d’accès des collaborateurs au savoir
  • 63% leur efficacité marketing
  • 45% ont accru la satisfaction des fournisseurs et partenaires

Mais les entreprises ont déjà intégré les médias sociaux…

Pour l’instant les entreprises font surtout avec eux.

Elles se sont organisées pour être présentes sur le web, être visibles et bien sûr pouvoir répondre aux messages qui leur sont adressés par leurs parties prenantes via les médias sociaux. Ce faisant, elles découvrent progressivement qu’en entr’ouvrant cette fenêtre vers l’extérieur via les médias sociaux, elles créent un appel d’air incitant les consommateurs et stakeholders qui cherchent à entrer en relation avec elle.
Cette communication « outside in » avec les publics externes entraîne bien souvent une réflexion sur la meilleure organisation pour interagir efficacement.

Le grand hiatus vient du fait que les consommateurs utilisent Facebook ou Twitter pour s’adresser à Orange, Total ou la SNCF comme une entité unique, à la fois marque commerciale et marque corporate, à la fois service commercial et service après-vente.

Or, de l’autre côté d’un simple tweet émis par un individu, les rouages internes de l’entreprise sont plus complexes : le message relève-t-il du marketing ou du service juridique, du service consommateur ou de la R&D ? Le service communication a-t-il une vocation de routeur entre toutes ces fonctions ? Ce tweet hypothétique peut devenir le grain de sable qui vient gripper une organisation, ou au contraire l’étincelle qui progressivement amène les entreprises à repenser non pas seulement leur communication externe, mais leur organisation pour permettre une meilleure communication véritablement « client-centric » et multi-canaux.

Vous proposer de réinventez l’entreprise ?

Il ne s’agit pas de la réinventer mais de repenser de son organisation. L’entreprise doit être en phase avec le monde dans lequel elle opère afin de fluidifier ses flux de communication. La nécessité et la montée en puissance de la gestion des médias sociaux conduit les entreprises à faire évoluer leur organisation interne. Il s’agit de partir de ce point pour être force de proposition et montrer l’exemple. Si cet investissement des collaborateurs devient une force, cela doit aussi servir de levier pour irriguer l’organisation dans son ensemble. Cela conduit nécessairement à des changements, à une réattribution des rôles et une redéfinition des fonctions pour devenir une entreprise digitale.

N’est-ce pas le terrain d’action des cabinets spécialisés…

Effectivement. Mais une entreprise collaborative ne se résume pas à la mise en place de processus et d’outils. Elle ne peut devenir collaborative que si ces processus et outils sont adoptés par les collaborateurs et qu’ils en font usage.
On n’est plus dans le domaine de l’organisation mais bien dans celui de la communication. C’est toute notre expertise : imaginer et mettre en place des solutions communicantes parfaitement adaptées à la culture de l’entreprise. C’est à cette condition que ses collaborateurs adopteront les outils qui leur seront fournis, convaincus de l’intérêt de les utiliser.

Quels sont vos domaines d’intervention ?

Ils sont très divers. Nous pouvons par exemple :
- mettre  en place d’un community management interne,
- lancer et animer une plateforme collaborative interne pour préparer un futur événement (convention ou autre),
- aider à la désignation et à  la formation  des e-ambassadeurs qui prendront la parole pour l’entreprise sur ses sujets clés (RH, relation client, RSE…), -  accompagner le déploiement d’un réseau social d’entreprise pour renforcer l’engagement des collaborateurs et la performance de l’entreprise…

Tout est fonction du degré de maturité de l’entreprise, là encore il nous faut l’évaluer.
Des entreprises comme (Solvay, Randstadt, GDFSUEZ…) ont choisi de faire appel à nous en raison de notre expérience et de notre capacité à aborder des problématiques aussi bien locales qu’internationales.

Quels bénéfices l’entreprise peut-elle en tirer ?

Cette mise en réseau va dans le sens d’une  disparition naturelle des silos ce qui n’est pas négligeable (réduction des coûts opérationnels en général, liée au partage de l’information de 10%). Surtout, elle va permettre la circulation et un vrai partage des idées, des connaissances (accroissement de la productivité de 30% lié à un meilleur accès aux informations et aux experts), des informations, des compétences. C’est à cette condition que  l’entreprise peut gagner en agilité, en efficacité et en créativité (fluidification des processus de vente et augmentation des revenus de 10%) Jusqu’alors, la notion d’intelligence collective au profit de l’innovation semblait parfaitement illusoire. Elle va s’imposer comme une réalité (accroissement de l’innovation de 15%)

Quel sera le rôle de la communication dans ce changement ?

Il sera stratégique puisque la communication, en coordination avec la DSI et la Direction Générale, peut être à la fois cheville ouvrière et chef d’orchestre de ce changement : elle devra donner aux collaborateurs l’envie de contribuer et inciter à partager, piloter l’animation éditoriale, jouer un rôle de community management interne, etc. Les outils ne collaborent pas par eux-mêmes : ce sont les gens qui collaborent, échangent et communiquent. Autant dire qu’elle occupe un rôle essentiel.

Stage “social media” chez Publicis Consultants Net Intelligenz

22 janvier 2013

Net Intelligenz, le pôle digital de Publicis Consultants, propose un stage au sein de son équipe de 32 consultants en veille, stratégies digitales, conseil en e-reputation et e-influence.

Complètement intégré-e dans l’équipe, vous accompagnez les consultants dans la définition de stratégies digitales, leur rédaction et leur mise en œuvre.

Un peu geek, un peu intello, entre chef de projet et consultant, vous êtes surtout très perspicace et plein de bon-sens.

Curiosité et créativité sont extrêmement appréciées.

Un aperçu de votre journée chez nous sous la houlette de consultants confirmés :

- Participation à la réflexion autour des stratégies social media de nos clients

Brainstorms

Notes de recommandation

- Participation à la production de contenus

Calendrier éditorial avec propositions de publications : posts, réponses, commentaires

Billets, articles, invitations…

- Participation à l’animation de plateformes communautaires

Gestion des publications, modération et animation des échanges

- Participation à la veille stratégique et analyse d’opinion

Benchmarkings, mini audits de présence, mappings de communautés online…

- Préparation de rencontres e-influenceurs

Mini gestion de projet événementiel

Préparation de briefing book, fiches de profils, messages-clés…

Réalisation du reporting

Vous pensez faire l’affaire ?

Envoyez quelques lignes décrivant votre parcours scolaire et votre projet professionnel accompagnées d’un CV et en envoyez le tout par mél à Caroline Mufraggi > caroline.mufraggi@consultants.publicis.fr.

Libellé du poste : Stagiaire social media

Très bon niveau d’anglais préférable

Contrats d’apprentissage acceptés

Durée : 6 mois minimum

Début : Dès que possible

Poste basé à Paris 2ème.

Indemnités : 30% du SMIC + tickets restaurants + remboursement de la moitié du Pass Navigo

Univers de nos clients : cosmétiques, automobile, assurance, food, banque…

Spécialité : communication corporate / institutionnelle et B2B


Influenceurs LinkedIn - Une nouvelle facette du potentiel éditorial de LinkedIn

10 octobre 2012

Nous évoquions les possibilités éditoriales qu’offre le réseau social professionnel LinkedIn dans notre livre blanc : LinkedIn, nouveau territoire de communication. Aujourd’hui plus que jamais, LinkedIn renforce ce potentiel en créant les « influenceurs LinkedIn ».

Cette fonctionnalité met à l’honneur des profils qui souhaitent mettre en avant leur activité éditoriale sur le réseau. Lancée début octobre 2012, elle rencontre un franc succès au regard du nombre de followers des comptes existants. On peut d’ores et déjà suivre des personnalités influentes de secteurs très variés : de la scène politique internationale avec Barack Obama ou Mitt Romney, des figures emblématiques du monde des affaires, notamment des patrons ou top managers tels que Richard Branson (Virgin) ou  Hiroshi Mikitani (CEO de Rakuten Group) ou David Marcus (CEO de Paypal), des experts comme Bernard Ourghanlian (CTO & CSO de Microsoft France), on retrouve également des leaders d’opinion tels que Jacques Attali (un des rares français actuellement dans la liste), ou encore des personnalités des médias comme Arianna Huffington (fondatrice et rédactrice en chef du Huffington Post). La liste est déjà longue et promet de s’allonger encore.

Une page dédiée suggère la liste des LinkedIn influencers à suivre : http://www.linkedin.com/today/post/whoToFollow.

Les personnalités influentes sur LinkedIn

Les personnalités influentes sur LinkedIn

A ce jour, il existe une liste de 150 influenceurs que l’on peut suivre, de la même manière que sur Twitter (suggested users). En effet, si le réseau social se restreint d’abord à un faible nombre d’e-influenceurs, c’est dans le but de garantir l’authenticité et la qualité éditoriale des profils. Le ranking des comptes s’établira en fonction du nombre de vue et du taux d’interaction (commentaires, likes et partages) associé aux contenus produits.

La page des personnalités influentes met en avant la dernière publication, des informations sur la personne en question ainsi que le nombre de personnes qui suivent la page. Des fonctionnalités de partages sont proposées sur les différents autres réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Google+ ainsi que dans le newsfeed LinkedIn des membres du réseau).

Profil influenceur de Jacques Attali sur LinkedIn

Profil influenceur de Jacques Attali sur LinkedIn

Mais comment faire partie de cette communauté pour l’instant très privilégiée de LinkedIn ? Il suffit de soumettre un formulaire de candidature. Si, pour le moment, il est encore laissé peu de place aux personnalités françaises, tout porte à croire qu’une liste spécifique pourrait voir le jour prochainement en fonction des candidatures reçues.

Cette démarche de promotion des personnalités confirme que LinkedIn peut représenter une très belle vitrine pour valoriser des contenus produits par des experts et/ou des managers. Moins lourd à gérer qu’un blog et plus ciblé, un profil LinkedIn constitue un levier d’influence efficace pour adresser des communautés professionnelles et business !

Nouvelle tête, mais surtout une réponse à vos besoins digitaux

4 octobre 2012

Comme certains de nos fidèles followers auront pu le constater, nous avons le plaisir d’accueillir au sein de l’équipe Anthony Poncier en tant que Directeur Associé et Social Business Director de notre réseau européen. Anthony, dont on ne présente plus la compétence et les références aura pour mission de renforcer nos activités de conseil en matière d’entreprise collaborative, social CRM et conseil en réseaux sociaux d’entreprise.

Entreprise 2.0, entreprise connectée, entreprise collaborative, social business : les mots et les concepts se succèdent depuis quelques années et peinent à traduire la transformation profonde et globale qu’implique l’adoption des médias sociaux par les consommateurs, par l’opinion et par les collaborateurs eux-mêmes. Au-delà des mots, il s’agit de voir comment ces usages et technologies collaboratives impactent les entreprises dans leur travail au quotidien.

Cette évolution des outils de communication, des méthodes, des rôles et processus induit progressivement et inévitablement des changements progressifs et profonds dans l’organisation de l’entreprise, de sa communication interne, et des interactions directes et indirectes avec les consommateurs (via la communication, le marketing, le service consommateurs, ou même l’innovation produit), que nous avions déjà évoqué dans notre livre blanc sur le Social CRM.

Nous partageons avec Anthony la même conviction que cette transformation ne change pas seulement la donne au niveau de la communication externe et du marketing des entreprises qui n’est que la partie émergée de l’iceberg. Cela change également la donne au niveau de l’organisation et du management même de l’entreprise, et nous nous réjouissons d’accueillir Anthony parmi nous pour poursuivre ce travail d’accompagnement des entreprises dans leur adoption et adaptation aux médias sociaux.

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Si bien sûr, chaque entreprise à une problématique spécifique, au cours de nos différentes missions il nous a semblé voir émerger un certains nombres de questions et de besoins récurrents :

  • Je dois mettre en place un « Facebook interne », je commence par où ?
  • La DSI a déployé un intranet 2.0, mais comment l’utiliser en communication interne ?
  • Nous avons déployé tout azimut une stratégie de réseaux sociaux, comment nous organiser pour gérer efficacement ces interactions ?
  • Mes équipes CRM n’arrivent pas à traiter toutes les conversations recueillies, comment faire ?

Dans ce cadre, quelques pistes d’interventions possible de notre pour vous accompagner dans ce challenge :

  • Accompagner vos décideurs à comprendre les enjeux autour de vos projets digitaux. La transformation en une entreprise digitale nécessite une vision claire de la part du top management sur le niveau de maturité de leur entreprise et l’objectif qu’ils se fixent
  • Savoir quoi faire du réseau social de votre entreprise, que personne n’utilise. C’est donc faire que ce réseau social d’entreprise devienne un outil de travail quotidien au même titre que le mail : à savoir faire adhérer les collaborateurs et développer les usages sociaux dans l’entreprise
  • Dépasser le simple usage d’un réseau social d’entreprise. Utiliser un réseau social d’entreprise ne suffit pas à transformer votre organisation en entreprise sociale. Il s’agit d’aligner ces nouveaux usages sur votre métier
  • Gérer une page Facebook ou un compte twitter n’est pas suffisant pour être efficace. Vos entreprises sont présentes sur les médias sociaux, mais elles connaissent les limites d’une stratégie de présence fragmentée et une coordination interne souvent inexistante avec un fonctionnement en silo. Il s’agit de créer un hub digital de la relation client
  • Créer des événements qui soient connectés et durables. Un événement n’est pas qu’une rencontre à un instant T, il se prépare, s’anime et se poursuit dans le temps, jusqu’à la prochaine rencontre. La plateforme collaborative devient son fil rouge

Puisque le social est avant tout conversationnel, parlons-en !

Thunderclap : générateur de Tsunami 2.0

27 août 2012

Thunderclap[1] est un nouvel outil digital qui encore une fois nous vient d’outre-Atlantique. Cet outil très prometteur pourrait bien révolutionner la mobilisation online et donner un coup de vieux à l’ancestrale pétition.

Thunderclap Home Page

Thunderclap marque la naissance du crowdspeaking.

Qu’est ce que le crowdspeaking me direz-vous ? Le crowdspeaking permet le rassemblement de centaines d’internautes autour d’un même message délivré au même moment sur les réseaux sociaux (dans le cadre de Thunderclap sur Facebook et/ou Twitter). Cet outil a été conçu avec une philosophie bien précise : les individus sont plus à même de s’exprimer lorsqu’ils le font tous ensemble. Il part d’un constat très simple – dont nous avons tous fait un jour l’amère expérience – avec les médias sociaux : il est facile de s’exprimer mais il est beaucoup plus difficile d’être entendu et donc d’avoir un impact.

Thunderclap est donc une plate-forme d’un nouveau genre. Il permet à un message unique d’être diffusé à un instant T et d’émerger du bruit en créant un effet de masse sur les médias sociaux. Thunderclap s’apparente à un barrage, dont le niveau d’eau augmenterait progressivement et dont les vannes seraient toutes ouvertes au même moment pour permettre une déferlante. Thunderclap est ouvert à tous, particuliers, associations, annonceurs… Chacun peut librement créer son propre ThunderClap avec une seul règle commune : recueillir suffisamment de « supporters » pour que le message soit déclenché [3 niveaux – 100 supporters – 250 supporters – 500 supporters].

Cet outil s’inscrit dans une tendance des réseaux sociaux qui valorise la masse et l’immédiateté (exemple : les Trending Topics de Twitter qui valorisent tout autant la quantité que la montée soudaine de Tweets).
C’est par ailleurs un outil motivant, valorisant et basé sur un engagement faible :

1) L’évolution de la jauge d’engagement d’un Thunderclap incite l’utilisateur à souscrire et à ajouter sa pierre à l’édifice sous peine de voir l’opération échouée. Cet outil permet de créer un effet d’entrainement.

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2) Chaque supporter peut ensuite pré-enregister son action (statut Facebook ou Tweet) et, moyennant une autorisation, laisser à ThunderClap le soin de publier sur son compte le jour J, en même temps tous les autres supporters inscrits.

3) L’utilisateur peut, une fois enregistré, visualiser son potentiel de prescription un peu à la manière de Klout.

3

Le coût de l’engagement pour l’utilisateur est encore plus faible que lorsqu’il signe une pétition en ligne, puisque son action n’est rendue publique que si et seulement si elle s’inscrit dans un élan collectif suffisamment grand.

L’ONU et des ONG l’ont utilisé conjointement pour la première fois lors de la Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire (19 août dernier) et le résultat a été au rendez-vous. Cet outil aurait permis de « toucher » plus d’un milliard de personnes sur les médias sociaux dans un laps de temps réduit.

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Cet outil recouvre un potentiel certain pour les ONG/Causes tout autant que pour les annonceurs :

  • Pour les ONG/Causes, c’est un nouvel outil qui pourra facilement être intégré à leur stratégie de plaidoyer. Thunderclap pourrait notamment être particulièrement utile aux petites structures qui ne bénéficient pas d’une base militante nombreuse. Avec un peu de subtilité, de plus en plus d’ONG pourraient se retrouver en Trending Topic sur Twitter. En utilisant, cet outil pour interpeler des entreprises ou des gouvernements aussi bien que pour sensibiliser sur des causes d’utilités publiques, ces ONG devraient pouvoir sans trop de peine mobiliser un nombre suffisant de supporters. En effet, en affichant clairement l’impact que pourrait potentiellement avoir une campagne Thunderclap encourage d’autres personnes à y participer et créer un effet boule de neige.
  • Pour les annonceurs de belles opportunités s’ouvrent également à eux. Cet outil est particulièrement intéressant dans la perspective d’un événement marquant (aussi bien physique que symbolique). A l’occasion des JO de Londres on peut penser qu’il aurait pu être utilisé par les marques pour inciter les internautes à souhaiter « Bonne Chance » aux sportifs qu’elles sponsorisent. Pourquoi ne pas aussi l’utiliser pour des événements symboliques comme l’anniversaire d’une marque. Le genre d’événement à même de susciter un engouement suffisant auprès des ambassadeurs de la marque pour qu’ils acceptent de souscrire à un Thunderclap qu’elle lancerait. Par ricochet, il permettrait de valoriser la marque et d’augmenter sa visibilité auprès d’un public bien plus large.

Quelques bémols toutefois :

  • Cet outil semble avoir été mal accepté à son lancement par Facebook et Twitter, et ce dernier avait même suspendu pour un temps l’accès à son API, certainement parce qu’il considérait que la masse de messages publiés dans un laps de temps très court correspondait à du spam. Un retour à la normale semble s’être opéré et l’outil fonctionne à nouveau.
  • Il pourrait y avoir également un risque de lassitude de la part des utilisateurs sur le long terme pour ces Trending Topics artificiellement gonflés.
  • L’outil n’est disponible aujourd’hui qu’en anglais et s’adresse donc majoritairement à un public Anglo-Saxon.

L’évolution de Thunderclap devra être suivie de près, car, à n’en pas douter, certains annonceurs ou associations ne devraient pas tarder à l’adopter pour canaliser le soutien de leurs ambassadeurs et optimiser l’impact de leurs campagnes sur les médias sociaux.


[1] Un outil créé par l’agence de développement De-De basé à New-York

Entre Fans et annonceurs, le fragile équilibre de Facebook

14 août 2012

Les administrateurs de fanpages avertis auront remarqué qu’il est devenu depuis quelques semaines impossible de masquer les commentaires de fans publiés à la suite des posts des fanpages.

Si Facebook évoque un bug, l’implémentation d’une nouvelle interface de modération et une certaine discrétion au sujet de ce problème indique plutôt une tentative de modification d’un outil clef dans la gestion des fanpages.

L’occasion de faire le point ensemble sur un problématique importante chez Facebook, à savoir la cohabitation entre ses deux actifs les plus précieux : sa base d’utilisateurs et ses annonceurs. Deux piliers de revenus de Facebook, aux intérêts parfois antagonistes.

Le développement made in Facebook : quand le bug devient feature (et vice versa)

Prise de maturité des annonceurs ou prise en compte de remarques de fans déçus, il semble que Facebook ait récemment choisi de ne plus permettre le masquage de commentaires sur les posts des marques. Facebook permet à présent seulement de supprimer les commentaires sensibles et d’entrer en relation avec l’auteur du commentaire via messagerie privée.

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Facebook ne propose plus de masquer les commentaires effectués suite à une publication, un bug selon Facebook

Si Facebook fait référence à un bug, force est de constater qu’il est particulièrement stable fonctionnellement et parait très bien intégré au fil de commentaires… Facebook ferait-il machine arrière suite aux retours de quelques clients mécontents ou anticiperait-il ces critiques en effectuant un test ?

La fin du masquage des commentaires constituerait un signe de la sortie d’une zone grise, dans laquelle l’utilisateur pouvait parfois se sentir floué. Une fonctionnalité éloignée des positions de Mark Zuckerberg sur la transparence et l’importance primordiale accordée à l’utilisateur. Des valeurs présentes dès la création de Facebook, auparavant loin devant l’importance accordée aux revenus fournis par les annonceurs :

I guess we could. If you look at how much of our page is taken up with ads compared to the average search query. The average for us is a little less than 10% of the pages and the average for search is about 20% taken up with ads. That’s the simplest thing we could do but we aren’t like that; we make enough money. Right, I mean we are keeping things running; we are growing at the rate we want to.”

– Mark Zuckerberg

Cette modification n’impactant que les administrateurs de fanpages est passée relativement inaperçue. Il est également important de souligner qu’elle n’impacte que les commentaires des fans sur une publication, les réactions laissées sur le mur pouvant toujours être masquées.

Facebook a toujours implémenté rapidement de nouvelles fonctionnalités et dispose de ressources capables de les déployer extrêmement rapidement. Mark Zuckerberg a toujours été fidèle à ce précepte appelé « trial and error ». Une véritable philosophie consistant à introduire rapidement et discrètement de nouvelles fonctionnalités, quitte à revenir en arrière sur ses erreurs tout aussi rapidement.

On se souvient par exemple de l’abandon de Facebook Beacon une fonctionnalité plébiscitée par les partenaires de Facebook puis conspuée par les utilisateurs. Fonctionnalité qui reviendra rapidement reliftée en Facebook Connect.

Fans et annonceurs, un équilibre fragile pour Facebook

Avec la disparition du mur sur Facebook et l’introduction de Timeline à la fin de 2011, beaucoup d’utilisateurs du réseau social ont mis en avant l’iniquité de traitement dont les fans et les marques faisaient l’objet.

Souvenez-vous, Facebook alors en phase pré-IPO cherchait à consolider ses sources de revenus et à fidéliser ses annonceurs. Ces derniers, échaudés par quelques crises demandaient une maitrise plus importantes de la part d’un site vivant grâce à leurs achats d’espace et sur lequel ils investissaient de plus en plus.

Afin de répondre à ces préoccupations, les principaux espaces d’expression dont bénéficiaient les fans ont été réduits à la portion congrue.

Le mur, autrefois élément central d’une page avant l’arrivée de Timeline n’est plus qu’une section de brefs aperçus visibles pour chaque post. Les réactions des fans qui pouvaient autrefois occuper les deux tiers de la surface d’une fanpage ne représentent plus que 10% de l’espace visible.

Voici un petit comparatif en image de l’évolution des fanpages dans le temps. En zone rosée, l’espace où les réactions des fans sont visibles dès l’arrivée sur la fanpage :

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A gauche la génération de fanpage à onglets, à droite la fanpage timeline

Les post sur les murs ne sont pas les seuls espaces de la fanpage à avoir souffert d’une réduction de visibilité. Les commentaires sur les posts doivent être à présent déployés pour être lus.

Avant l’introduction de Timeline, Facebook avait également permis aux administrateurs de masquer les réactions de fans considérées comme sensibles, les rendant uniquement visibles aux yeux de leurs auteurs.

Ces mesures ont permis de garantir aux annonceurs une maitrise stricte de leur fanpage, levant d’éventuels freins à l’investissement sur cette plateforme. Les belles heures des prises d’assaut de murs et autres letterbombings semblaient être à présent révolues. La meilleure façon pour Facebook de se garantir un revenu stable de la part d’annonceurs plus réticents à l’idée d’investir Facebook.

Bug ou pas bug, comment réduire les risques grâce à la liste de modération ?

Une fonctionnalité disponible dans les paramètres de fanpage permet de minimiser les risques liés à ce “bug”. Il s’agit de la liste de modération. Vous pouvez ajouter à la liste des termes à proscrire et les commentaires contenant les mots bannis n’apparaitront qu’aux yeux de leurs auteurs. Cet espace est accessible dans les paramètres d’administration de la fanpage :

fb-com3

N’oubliez pas de prendre quelques précautions lorsque vous définissez vos mots clefs :

- N’entrez pas de mots trop vagues et généraux, utilisables dans différents contextes comme « problème », « plainte », « critique », « nul » par exemple. Ces mots risqueraient de bloquer bien trop de commentaires et nuiront au dialogue entretenu sur la fanpage

- Veillez à bien entrer les mots bannis dans plusieurs langues si vous gérez une page multilingue.

Ces quelques conseils devraient vous permettre de maitriser les réactions des fans les plus agressifs et de canaliser un début de crise potentiel. La liste de modération est donc un outil pratique, mas il ne remplacera jamais des ingrédients essentiels dans la gestion d’une communauté, à savoir le dialogue et la transparence envers les fans.

Et ceci bien sûr, que ce bug soit bientôt corrigé ou pas.

Offre de stage veille et analyses online

31 juillet 2012

Offre de stage

Net Intelligenz, département de communication online de l’agence Publicis Consultants, recherche un(e) stagiaire au poste de veilleur-analyste pour la rentrée 2012.

Vous travaillerez au sein d’une équipe de 8 personnes et participerez à nos différentes missions :

- Réalisations de veilles d’e-réputation, suivi et reporting quotidiens

- Participation à des études plus globales, des audits des conversations online au sujet d’une marque / entreprise

- Rédaction d’analyses et de synthèses

- Identification et qualification des émetteurs et communautés

Votre profil : connaissance des us et coutumes du web, des techniques de veille et d’analyse, bon anglais, capacités d’analyse et de synthèse, rigueur, facilité à travailler en équipe

Libellé du poste : veilleur-analyste junior

Type de contrat : Stage

Domaine de compétence : Internet

Durée : 6 mois minimum

Dès que possible

Poste basé à Paris IIème

Contact

Offre de stage Community Management

27 juillet 2012

Bonjour,

Publicis Consultants Net Intelligenz recherche des talents pour la rentrée !

Avec plus de 30 personnes, Net Intelligenz est le département de Publicis Consultants spécialisé dans les stratégies de communication digitales, l’e-reputation et l’e-influence.

Fasciné par les miracles de l’Internet, vous avez envie de rejoindre une équipe jeune, dynamique et passionnée ? Encadré par des consultants confirmés, vous aurez l’opportunité de vous spécialiser en Community Management et gestion de réputation en ligne :

  • Elaboration du calendrier éditorial, proposition de publications (posts, réponses, commentaires).
  • Animation de la communauté : réponses aux questions, commentaires, publication de contenu, modération, etc.
  • Veille stratégique et analyse d’opinion.
  • Plus globalement, participation à la réflexion autour de la stratégie social media.

Profil recherché :

Etudiant(e) en relations publiques / communication spécialisé(e) en communication digitale, vous avez une appétence réelle pour le web et les médias sociaux, que vous pratiquez quotidiennement. Vous aimez autant lire Le Monde que 4chan.
Une expérience dans l’animation de communautés à titre personnel ou professionnel serait un plus.
Créatif, vous savez être force de proposition et avez un sens de l’humour apprécié

  • Libellé du poste : Community Manager junior
  • Type de contrat : Stage
  • Domaine de compétence : L’Internet Mondial
  • Durée : 6 mois minimum
  • Dès que possible

Merci de contacter : Nicolas Sibouni
Email : nicolas.sibouni@consultants.publicis.fr

Poste basé à Paris 2ème.

Entreprises, réveillez votre écosystème LinkedIn !

9 juillet 2012

linkedin

Qui a dit que le « Community Management » sur LinkedIn n’existait pas ?

Considéré à tort comme un outil dont les seules vocations seraient le recrutement et la prospection B2B, LinkedIn offre pourtant aux entreprises de nombreux moyens de communication à l’attention de leurs collaborateurs actuels et potentiels mais également auprès de leurs publics cibles (prospects, clients, experts, blogueurs, etc.).

Le livre blanc LinkedIn, nouveau territoire de communication publié par Publicis Consultants Net Intelligenz a donc pour vocation d’aider les entreprises à :

  • mieux comprendre le potentiel de LinkedIn
  • structurer un écosystème solide qui leur permettra de faire rayonner leurs valeurs et expertises,
  • attirer talents et prospects, en complément d’une stratégie de recrutement et de prospection commerciale ciblée.

Cette tendance répond à un véritable besoin des entreprises en community management corporate : LinkedIn conçoit ainsi toujours plus de produits permettant d’éditorialiser la présence sur le réseau social, grâce notamment au ciblage des publications. Quant au challenger Viadeo, il vient d’emboîter le pas en dévoilant la semaine dernière ses nouvelles pages Entreprises.

Partant de ce constat nous publions aujourd’hui un guide inédit en France à l’usage des entreprises afin de les aider à structurer leur écosystème sur LinkedIn et à exploiter toutes ses possibilités.