Le lancement officiel des pages entreprises sur Google+ a créé un véritable appel d’air, et les entreprises sont nombreuses à chercher à investir ce nouvel espace. Au point que certains se demandent si cet engouement des marques va aider Google+ rattraper son retard face à Facebook et Twitter.
Sans revenir sur ces pronostics risqués, mais essentiels quand il s’agit d’investir en recrutement et brand content, l’émergence d’un nouvel espace d’expression sur les médias sociaux a fait fleurir un certain nombre de pages dont le positionnement, les contenus et le ciblage apparaissent assez flous. Voici la liste des 5 pièges à éviter sur Google+ pour les entreprises et les marques.
1/ En faire une page Facebook supplémentaire
La première tentation est de chercher à retrouver ses habitudes issues de Facebook et Twitter. Qu’il y ait des points communs, rien de plus logique : c’est un réseau social. Ce n’est pas une raison pour faire du Facebook sur Google+ (même si chaque jour, certains voient l’outil se Twitteriser et d’autres se Facebookiser).
Il faut attribuer un rôle clair à Google+ dans son écosystème numérique. La question est donc moins « Quel post je peux publier sur Google+ ? » que de savoir « Quelle est la fonction de la page Google+ dans mon écosystème digital ? ».
Avant de publier quoi que ce soit, répondre à cette question est indispensable car elle permet de définir :
1. La ligne éditoriale la plus appropriée
2. La cible de la page
3. Les contenus à privilégier
2/ Recycler ses contenus Twitter/Youtube/Facebook
C’est tentant… des dizaines de photos, de vidéos, de créations disponibles dans le disque dur !
Et pourtant, c’est sans doute le meilleur moyen de dégrader rapidement la valeur perçue de sa page Google+.
L’enjeu, dans un univers social media mature, est celui de l’attractivité. Dans ces conditions, faire du neuf avec du vieux n’est pas la solution. Si vous avez bien travaillé, votre cœur de cible a déjà vu vos contenus, il faut donc proposer du contenu frais pour inciter vos publics à rejoindre ce nouvel espace.
Pour le lancement, privilégiez la qualité des contenus sur la quantité avec :
1. Des contenus exclusifs
2. Des formats originaux
Pour conquérir une nouvelle audience, la qualité des contenus est la clé.
3/ Re-recruter le même public que sur Facebook ou Twitter
Vous avez patiemment recruté vos followers Twitter, investi pour constituer une communauté de fans sur Facebook… pourquoi ne pas mobiliser ces publics acquis sur votre nouvelle page Google+ ?
Parce que c’est le risque d’en perdre sur tous vos espaces !
Le risque : accroitre la pression sur le même public. Plus de pression sur les mêmes contacts risque de vous faire chuter l’audience globale, avec moins de fidélité dans vos communautés établies sur Facebook et Twitter… et surtout une faible attractivité sur ce nouvel espace.
4/ Essayer d’engager avec tous les publics à la fois
La force de Google+ réside dans le principe des cercles, or une gestion éditoriale et conversationnelle adaptée à ce cadre n’est pas compatible avec une cible large. Concrètement, pour sélectionner les cercles dans lesquels catégoriser ses abonnés, il est nécessaire de connaître leurs attentes et centres d’intérêt. Il faut donc disposer d’une connaissance fine de ses publics sans perdre de vue que la base d’utilisateurs Google+ concentre une audience d’early adopters technophiles.
Dans ce cadre, il est préférable de privilégier une audience resserrée : influenceurs online, prescripteurs, meilleurs fans/followers… Cette démarche permet le micro-ciblage par une organisation des contacts optimisée.
Cette étape est indispensable pour fédérer une communauté active, avant d’envisager de l’ouvrir à un public plus large.
5/ Dupliquer l’approche « push » Twitter et Facebook
Si Twitter et Facebook sont des outils très efficaces de publication et d’engagement, Google intègre nativement des fonctionnalités conversationnelles qui peuvent nourrir l’engagement des abonnés : Talk & Hangout.
Dans une logique sélective, ces outils peuvent être pleinement intégrés à l’animation communautaire. L’utilisation de ces fonctionnalités permet d’offrir un niveau d’engagement supplémentaire pour les membres actifs :

Si vous avez évité tous ces pièges, il ne reste plus qu’à imaginer votre future page Google+
Rendez-vous dans quelques jours pour un second billet consacré à Google+ : « Protéger efficacement votre présence sur Google + en 3 étapes »
Par Joïakim Tuil // @enjoyer_5



