Archive pour la catégorie ‘médias sociaux’

Stage “social media” chez Publicis Consultants Net Intelligenz

Mardi 22 janvier 2013

Net Intelligenz, le pôle digital de Publicis Consultants, propose un stage au sein de son équipe de 32 consultants en veille, stratégies digitales, conseil en e-reputation et e-influence.

Complètement intégré-e dans l’équipe, vous accompagnez les consultants dans la définition de stratégies digitales, leur rédaction et leur mise en œuvre.

Un peu geek, un peu intello, entre chef de projet et consultant, vous êtes surtout très perspicace et plein de bon-sens.

Curiosité et créativité sont extrêmement appréciées.

Un aperçu de votre journée chez nous sous la houlette de consultants confirmés :

- Participation à la réflexion autour des stratégies social media de nos clients

Brainstorms

Notes de recommandation

- Participation à la production de contenus

Calendrier éditorial avec propositions de publications : posts, réponses, commentaires

Billets, articles, invitations…

- Participation à l’animation de plateformes communautaires

Gestion des publications, modération et animation des échanges

- Participation à la veille stratégique et analyse d’opinion

Benchmarkings, mini audits de présence, mappings de communautés online…

- Préparation de rencontres e-influenceurs

Mini gestion de projet événementiel

Préparation de briefing book, fiches de profils, messages-clés…

Réalisation du reporting

Vous pensez faire l’affaire ?

Envoyez quelques lignes décrivant votre parcours scolaire et votre projet professionnel accompagnées d’un CV et en envoyez le tout par mél à Caroline Mufraggi > caroline.mufraggi@consultants.publicis.fr.

Libellé du poste : Stagiaire social media

Très bon niveau d’anglais préférable

Contrats d’apprentissage acceptés

Durée : 6 mois minimum

Début : Dès que possible

Poste basé à Paris 2ème.

Indemnités : 30% du SMIC + tickets restaurants + remboursement de la moitié du Pass Navigo

Univers de nos clients : cosmétiques, automobile, assurance, food, banque…

Spécialité : communication corporate / institutionnelle et B2B


Influenceurs LinkedIn - Une nouvelle facette du potentiel éditorial de LinkedIn

Mercredi 10 octobre 2012

Nous évoquions les possibilités éditoriales qu’offre le réseau social professionnel LinkedIn dans notre livre blanc : LinkedIn, nouveau territoire de communication. Aujourd’hui plus que jamais, LinkedIn renforce ce potentiel en créant les « influenceurs LinkedIn ».

Cette fonctionnalité met à l’honneur des profils qui souhaitent mettre en avant leur activité éditoriale sur le réseau. Lancée début octobre 2012, elle rencontre un franc succès au regard du nombre de followers des comptes existants. On peut d’ores et déjà suivre des personnalités influentes de secteurs très variés : de la scène politique internationale avec Barack Obama ou Mitt Romney, des figures emblématiques du monde des affaires, notamment des patrons ou top managers tels que Richard Branson (Virgin) ou  Hiroshi Mikitani (CEO de Rakuten Group) ou David Marcus (CEO de Paypal), des experts comme Bernard Ourghanlian (CTO & CSO de Microsoft France), on retrouve également des leaders d’opinion tels que Jacques Attali (un des rares français actuellement dans la liste), ou encore des personnalités des médias comme Arianna Huffington (fondatrice et rédactrice en chef du Huffington Post). La liste est déjà longue et promet de s’allonger encore.

Une page dédiée suggère la liste des LinkedIn influencers à suivre : http://www.linkedin.com/today/post/whoToFollow.

Les personnalités influentes sur LinkedIn

Les personnalités influentes sur LinkedIn

A ce jour, il existe une liste de 150 influenceurs que l’on peut suivre, de la même manière que sur Twitter (suggested users). En effet, si le réseau social se restreint d’abord à un faible nombre d’e-influenceurs, c’est dans le but de garantir l’authenticité et la qualité éditoriale des profils. Le ranking des comptes s’établira en fonction du nombre de vue et du taux d’interaction (commentaires, likes et partages) associé aux contenus produits.

La page des personnalités influentes met en avant la dernière publication, des informations sur la personne en question ainsi que le nombre de personnes qui suivent la page. Des fonctionnalités de partages sont proposées sur les différents autres réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Google+ ainsi que dans le newsfeed LinkedIn des membres du réseau).

Profil influenceur de Jacques Attali sur LinkedIn

Profil influenceur de Jacques Attali sur LinkedIn

Mais comment faire partie de cette communauté pour l’instant très privilégiée de LinkedIn ? Il suffit de soumettre un formulaire de candidature. Si, pour le moment, il est encore laissé peu de place aux personnalités françaises, tout porte à croire qu’une liste spécifique pourrait voir le jour prochainement en fonction des candidatures reçues.

Cette démarche de promotion des personnalités confirme que LinkedIn peut représenter une très belle vitrine pour valoriser des contenus produits par des experts et/ou des managers. Moins lourd à gérer qu’un blog et plus ciblé, un profil LinkedIn constitue un levier d’influence efficace pour adresser des communautés professionnelles et business !

Thunderclap : générateur de Tsunami 2.0

Lundi 27 août 2012

Thunderclap[1] est un nouvel outil digital qui encore une fois nous vient d’outre-Atlantique. Cet outil très prometteur pourrait bien révolutionner la mobilisation online et donner un coup de vieux à l’ancestrale pétition.

Thunderclap Home Page

Thunderclap marque la naissance du crowdspeaking.

Qu’est ce que le crowdspeaking me direz-vous ? Le crowdspeaking permet le rassemblement de centaines d’internautes autour d’un même message délivré au même moment sur les réseaux sociaux (dans le cadre de Thunderclap sur Facebook et/ou Twitter). Cet outil a été conçu avec une philosophie bien précise : les individus sont plus à même de s’exprimer lorsqu’ils le font tous ensemble. Il part d’un constat très simple – dont nous avons tous fait un jour l’amère expérience – avec les médias sociaux : il est facile de s’exprimer mais il est beaucoup plus difficile d’être entendu et donc d’avoir un impact.

Thunderclap est donc une plate-forme d’un nouveau genre. Il permet à un message unique d’être diffusé à un instant T et d’émerger du bruit en créant un effet de masse sur les médias sociaux. Thunderclap s’apparente à un barrage, dont le niveau d’eau augmenterait progressivement et dont les vannes seraient toutes ouvertes au même moment pour permettre une déferlante. Thunderclap est ouvert à tous, particuliers, associations, annonceurs… Chacun peut librement créer son propre ThunderClap avec une seul règle commune : recueillir suffisamment de « supporters » pour que le message soit déclenché [3 niveaux – 100 supporters – 250 supporters – 500 supporters].

Cet outil s’inscrit dans une tendance des réseaux sociaux qui valorise la masse et l’immédiateté (exemple : les Trending Topics de Twitter qui valorisent tout autant la quantité que la montée soudaine de Tweets).
C’est par ailleurs un outil motivant, valorisant et basé sur un engagement faible :

1) L’évolution de la jauge d’engagement d’un Thunderclap incite l’utilisateur à souscrire et à ajouter sa pierre à l’édifice sous peine de voir l’opération échouée. Cet outil permet de créer un effet d’entrainement.

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2) Chaque supporter peut ensuite pré-enregister son action (statut Facebook ou Tweet) et, moyennant une autorisation, laisser à ThunderClap le soin de publier sur son compte le jour J, en même temps tous les autres supporters inscrits.

3) L’utilisateur peut, une fois enregistré, visualiser son potentiel de prescription un peu à la manière de Klout.

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Le coût de l’engagement pour l’utilisateur est encore plus faible que lorsqu’il signe une pétition en ligne, puisque son action n’est rendue publique que si et seulement si elle s’inscrit dans un élan collectif suffisamment grand.

L’ONU et des ONG l’ont utilisé conjointement pour la première fois lors de la Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire (19 août dernier) et le résultat a été au rendez-vous. Cet outil aurait permis de « toucher » plus d’un milliard de personnes sur les médias sociaux dans un laps de temps réduit.

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Cet outil recouvre un potentiel certain pour les ONG/Causes tout autant que pour les annonceurs :

  • Pour les ONG/Causes, c’est un nouvel outil qui pourra facilement être intégré à leur stratégie de plaidoyer. Thunderclap pourrait notamment être particulièrement utile aux petites structures qui ne bénéficient pas d’une base militante nombreuse. Avec un peu de subtilité, de plus en plus d’ONG pourraient se retrouver en Trending Topic sur Twitter. En utilisant, cet outil pour interpeler des entreprises ou des gouvernements aussi bien que pour sensibiliser sur des causes d’utilités publiques, ces ONG devraient pouvoir sans trop de peine mobiliser un nombre suffisant de supporters. En effet, en affichant clairement l’impact que pourrait potentiellement avoir une campagne Thunderclap encourage d’autres personnes à y participer et créer un effet boule de neige.
  • Pour les annonceurs de belles opportunités s’ouvrent également à eux. Cet outil est particulièrement intéressant dans la perspective d’un événement marquant (aussi bien physique que symbolique). A l’occasion des JO de Londres on peut penser qu’il aurait pu être utilisé par les marques pour inciter les internautes à souhaiter « Bonne Chance » aux sportifs qu’elles sponsorisent. Pourquoi ne pas aussi l’utiliser pour des événements symboliques comme l’anniversaire d’une marque. Le genre d’événement à même de susciter un engouement suffisant auprès des ambassadeurs de la marque pour qu’ils acceptent de souscrire à un Thunderclap qu’elle lancerait. Par ricochet, il permettrait de valoriser la marque et d’augmenter sa visibilité auprès d’un public bien plus large.

Quelques bémols toutefois :

  • Cet outil semble avoir été mal accepté à son lancement par Facebook et Twitter, et ce dernier avait même suspendu pour un temps l’accès à son API, certainement parce qu’il considérait que la masse de messages publiés dans un laps de temps très court correspondait à du spam. Un retour à la normale semble s’être opéré et l’outil fonctionne à nouveau.
  • Il pourrait y avoir également un risque de lassitude de la part des utilisateurs sur le long terme pour ces Trending Topics artificiellement gonflés.
  • L’outil n’est disponible aujourd’hui qu’en anglais et s’adresse donc majoritairement à un public Anglo-Saxon.

L’évolution de Thunderclap devra être suivie de près, car, à n’en pas douter, certains annonceurs ou associations ne devraient pas tarder à l’adopter pour canaliser le soutien de leurs ambassadeurs et optimiser l’impact de leurs campagnes sur les médias sociaux.


[1] Un outil créé par l’agence de développement De-De basé à New-York

Entre Fans et annonceurs, le fragile équilibre de Facebook

Mardi 14 août 2012

Les administrateurs de fanpages avertis auront remarqué qu’il est devenu depuis quelques semaines impossible de masquer les commentaires de fans publiés à la suite des posts des fanpages.

Si Facebook évoque un bug, l’implémentation d’une nouvelle interface de modération et une certaine discrétion au sujet de ce problème indique plutôt une tentative de modification d’un outil clef dans la gestion des fanpages.

L’occasion de faire le point ensemble sur un problématique importante chez Facebook, à savoir la cohabitation entre ses deux actifs les plus précieux : sa base d’utilisateurs et ses annonceurs. Deux piliers de revenus de Facebook, aux intérêts parfois antagonistes.

Le développement made in Facebook : quand le bug devient feature (et vice versa)

Prise de maturité des annonceurs ou prise en compte de remarques de fans déçus, il semble que Facebook ait récemment choisi de ne plus permettre le masquage de commentaires sur les posts des marques. Facebook permet à présent seulement de supprimer les commentaires sensibles et d’entrer en relation avec l’auteur du commentaire via messagerie privée.

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Facebook ne propose plus de masquer les commentaires effectués suite à une publication, un bug selon Facebook

Si Facebook fait référence à un bug, force est de constater qu’il est particulièrement stable fonctionnellement et parait très bien intégré au fil de commentaires… Facebook ferait-il machine arrière suite aux retours de quelques clients mécontents ou anticiperait-il ces critiques en effectuant un test ?

La fin du masquage des commentaires constituerait un signe de la sortie d’une zone grise, dans laquelle l’utilisateur pouvait parfois se sentir floué. Une fonctionnalité éloignée des positions de Mark Zuckerberg sur la transparence et l’importance primordiale accordée à l’utilisateur. Des valeurs présentes dès la création de Facebook, auparavant loin devant l’importance accordée aux revenus fournis par les annonceurs :

I guess we could. If you look at how much of our page is taken up with ads compared to the average search query. The average for us is a little less than 10% of the pages and the average for search is about 20% taken up with ads. That’s the simplest thing we could do but we aren’t like that; we make enough money. Right, I mean we are keeping things running; we are growing at the rate we want to.”

– Mark Zuckerberg

Cette modification n’impactant que les administrateurs de fanpages est passée relativement inaperçue. Il est également important de souligner qu’elle n’impacte que les commentaires des fans sur une publication, les réactions laissées sur le mur pouvant toujours être masquées.

Facebook a toujours implémenté rapidement de nouvelles fonctionnalités et dispose de ressources capables de les déployer extrêmement rapidement. Mark Zuckerberg a toujours été fidèle à ce précepte appelé « trial and error ». Une véritable philosophie consistant à introduire rapidement et discrètement de nouvelles fonctionnalités, quitte à revenir en arrière sur ses erreurs tout aussi rapidement.

On se souvient par exemple de l’abandon de Facebook Beacon une fonctionnalité plébiscitée par les partenaires de Facebook puis conspuée par les utilisateurs. Fonctionnalité qui reviendra rapidement reliftée en Facebook Connect.

Fans et annonceurs, un équilibre fragile pour Facebook

Avec la disparition du mur sur Facebook et l’introduction de Timeline à la fin de 2011, beaucoup d’utilisateurs du réseau social ont mis en avant l’iniquité de traitement dont les fans et les marques faisaient l’objet.

Souvenez-vous, Facebook alors en phase pré-IPO cherchait à consolider ses sources de revenus et à fidéliser ses annonceurs. Ces derniers, échaudés par quelques crises demandaient une maitrise plus importantes de la part d’un site vivant grâce à leurs achats d’espace et sur lequel ils investissaient de plus en plus.

Afin de répondre à ces préoccupations, les principaux espaces d’expression dont bénéficiaient les fans ont été réduits à la portion congrue.

Le mur, autrefois élément central d’une page avant l’arrivée de Timeline n’est plus qu’une section de brefs aperçus visibles pour chaque post. Les réactions des fans qui pouvaient autrefois occuper les deux tiers de la surface d’une fanpage ne représentent plus que 10% de l’espace visible.

Voici un petit comparatif en image de l’évolution des fanpages dans le temps. En zone rosée, l’espace où les réactions des fans sont visibles dès l’arrivée sur la fanpage :

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A gauche la génération de fanpage à onglets, à droite la fanpage timeline

Les post sur les murs ne sont pas les seuls espaces de la fanpage à avoir souffert d’une réduction de visibilité. Les commentaires sur les posts doivent être à présent déployés pour être lus.

Avant l’introduction de Timeline, Facebook avait également permis aux administrateurs de masquer les réactions de fans considérées comme sensibles, les rendant uniquement visibles aux yeux de leurs auteurs.

Ces mesures ont permis de garantir aux annonceurs une maitrise stricte de leur fanpage, levant d’éventuels freins à l’investissement sur cette plateforme. Les belles heures des prises d’assaut de murs et autres letterbombings semblaient être à présent révolues. La meilleure façon pour Facebook de se garantir un revenu stable de la part d’annonceurs plus réticents à l’idée d’investir Facebook.

Bug ou pas bug, comment réduire les risques grâce à la liste de modération ?

Une fonctionnalité disponible dans les paramètres de fanpage permet de minimiser les risques liés à ce “bug”. Il s’agit de la liste de modération. Vous pouvez ajouter à la liste des termes à proscrire et les commentaires contenant les mots bannis n’apparaitront qu’aux yeux de leurs auteurs. Cet espace est accessible dans les paramètres d’administration de la fanpage :

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N’oubliez pas de prendre quelques précautions lorsque vous définissez vos mots clefs :

- N’entrez pas de mots trop vagues et généraux, utilisables dans différents contextes comme « problème », « plainte », « critique », « nul » par exemple. Ces mots risqueraient de bloquer bien trop de commentaires et nuiront au dialogue entretenu sur la fanpage

- Veillez à bien entrer les mots bannis dans plusieurs langues si vous gérez une page multilingue.

Ces quelques conseils devraient vous permettre de maitriser les réactions des fans les plus agressifs et de canaliser un début de crise potentiel. La liste de modération est donc un outil pratique, mas il ne remplacera jamais des ingrédients essentiels dans la gestion d’une communauté, à savoir le dialogue et la transparence envers les fans.

Et ceci bien sûr, que ce bug soit bientôt corrigé ou pas.