Archive pour le mot-clef ‘communication’

Stage “social media” chez Publicis Consultants Net Intelligenz

Mardi 22 janvier 2013

Net Intelligenz, le pôle digital de Publicis Consultants, propose un stage au sein de son équipe de 32 consultants en veille, stratégies digitales, conseil en e-reputation et e-influence.

Complètement intégré-e dans l’équipe, vous accompagnez les consultants dans la définition de stratégies digitales, leur rédaction et leur mise en œuvre.

Un peu geek, un peu intello, entre chef de projet et consultant, vous êtes surtout très perspicace et plein de bon-sens.

Curiosité et créativité sont extrêmement appréciées.

Un aperçu de votre journée chez nous sous la houlette de consultants confirmés :

- Participation à la réflexion autour des stratégies social media de nos clients

Brainstorms

Notes de recommandation

- Participation à la production de contenus

Calendrier éditorial avec propositions de publications : posts, réponses, commentaires

Billets, articles, invitations…

- Participation à l’animation de plateformes communautaires

Gestion des publications, modération et animation des échanges

- Participation à la veille stratégique et analyse d’opinion

Benchmarkings, mini audits de présence, mappings de communautés online…

- Préparation de rencontres e-influenceurs

Mini gestion de projet événementiel

Préparation de briefing book, fiches de profils, messages-clés…

Réalisation du reporting

Vous pensez faire l’affaire ?

Envoyez quelques lignes décrivant votre parcours scolaire et votre projet professionnel accompagnées d’un CV et en envoyez le tout par mél à Caroline Mufraggi > caroline.mufraggi@consultants.publicis.fr.

Libellé du poste : Stagiaire social media

Très bon niveau d’anglais préférable

Contrats d’apprentissage acceptés

Durée : 6 mois minimum

Début : Dès que possible

Poste basé à Paris 2ème.

Indemnités : 30% du SMIC + tickets restaurants + remboursement de la moitié du Pass Navigo

Univers de nos clients : cosmétiques, automobile, assurance, food, banque…

Spécialité : communication corporate / institutionnelle et B2B


Offre de stage Community Management

Vendredi 27 juillet 2012

Bonjour,

Publicis Consultants Net Intelligenz recherche des talents pour la rentrée !

Avec plus de 30 personnes, Net Intelligenz est le département de Publicis Consultants spécialisé dans les stratégies de communication digitales, l’e-reputation et l’e-influence.

Fasciné par les miracles de l’Internet, vous avez envie de rejoindre une équipe jeune, dynamique et passionnée ? Encadré par des consultants confirmés, vous aurez l’opportunité de vous spécialiser en Community Management et gestion de réputation en ligne :

  • Elaboration du calendrier éditorial, proposition de publications (posts, réponses, commentaires).
  • Animation de la communauté : réponses aux questions, commentaires, publication de contenu, modération, etc.
  • Veille stratégique et analyse d’opinion.
  • Plus globalement, participation à la réflexion autour de la stratégie social media.

Profil recherché :

Etudiant(e) en relations publiques / communication spécialisé(e) en communication digitale, vous avez une appétence réelle pour le web et les médias sociaux, que vous pratiquez quotidiennement. Vous aimez autant lire Le Monde que 4chan.
Une expérience dans l’animation de communautés à titre personnel ou professionnel serait un plus.
Créatif, vous savez être force de proposition et avez un sens de l’humour apprécié

  • Libellé du poste : Community Manager junior
  • Type de contrat : Stage
  • Domaine de compétence : L’Internet Mondial
  • Durée : 6 mois minimum
  • Dès que possible

Merci de contacter : Nicolas Sibouni
Email : nicolas.sibouni@consultants.publicis.fr

Poste basé à Paris 2ème.

Minecraft, un univers sans limites au service de la communication ?

Mardi 12 juillet 2011

La communauté de développeurs indépendants a pris un essor considérable ces dernières années. Les moyens techniques aujourd’hui à disposition (notamment la généralisation de plateformes de distribution de contenus en ligne) leur permettent en effet de délivrer leurs logiciels directement aux internautes, sans nécessairement passer par des démarches auprès de distributeurs et d’éditeurs.

Certains de ces jeux conçus, développés et distribués d’abord par des particuliers ont connu un véritable succès (World of Goo et Braid pour n’en citer que quelques uns). Un titre s’est cependant particulièrement distingué ces derniers temps parmi tous ces indie games, et vous en avez sans doute au moins entendu parler tant l’enthousiasme qui anime les joueurs a largement dépassé les forums où ces derniers s’échangent les dernières astuces pour affiner leur style de jeu : Minecraft. Plus de 10 millions de joueurs ont un compte sur Minecraft et près de 3 millions l’ont déjà acheté alors que le jeu est encore en développement.

QU’EST-CE QUE MINECRAFT ?

Minecraft est un jeu de construction type ” bac à sable” (sandbox) créé par Markus Persson, alias Notch, et développé par Mojang AB (le studio de développement de Persson, qui comprend pour le moment 9 personnes). Un jeu orienté sandbox n’a pas d’objectif prédéterminé par le concepteur du jeu. Le joueur est libre de définir ses propres objectifs, et cette possibilité lui est accordée par les développeurs du jeu qui lui fournissent un panel d’outils permettant de modifier le contenu, et souvent de manière permanente (jeux sandbox en ligne). C’est précisément ce qu’est Minecraft, perçu par bon nombre de joueurs comme la quintessence de ce que constitue le genre « sandbox ».

Actuellement en beta, flirtant avec le Pixel Art, vous incarnez dans Minecraft un avatar plongé dans un monde constitué de cubes de diverses natures, allant du bois à la pierre, en passant par divers minerais, herbe etc… Votre but est donc de récupérer des matériaux à travers ces paysages immenses afin de créer (crafter) plus d’une centaine d’objets différents (torches, lits, cofffres, vitres, pioches, haches etc…), et de construire tout ce qui peut vous passer par la tête.

Cependant, vous n’êtes pas seul ! En effet, vous pouvez profiter de la compagnie d’animaux, mais surtout, la nuit, de monstres assoiffés de chair cubique contre lesquels vous devez survivre, et donc évoluer… Et les possibilités sont effectivement infinies.


Ce qui provoque l’intérêt du public, c’est surtout l’IMMENSE communauté formée grâce au mode multijoueur ! En effet, ce mode ouvre des possibilités infinies, des milliers de joueurs peuvent se rejoindre sur des serveurs qu’ils peuvent héberger eux mêmes et construire ensemble des civilisations, des hiérarchies, des monuments, des aventures, des mondes toujours différents, c’est un véritable maelström de créativité, accessible à tous, qui ne cesse de s’étendre au fur et à mesure que le jeu évolue! Cette communauté « minecraftienne » s’étend très loin, on trouve aisément des forums, vidéos, tutoriels, on peut trouver une page sur Wikipédia, mais surtout une variante entièrement dédiée à ce jeu : MinecraftWiki.

Sur YouTube (essentiellement), les Minecraftiens se déchainent, et proposent aux néophytes de suivre leurs aventures en vidéo, ou encore aux joueurs expérimentés de présenter leurs idées, de donner des conseils, etc… Nous pouvons citer TheFantasio974 et Boblennon, véritables célébrités de Minecraft.


Le premier épisode d’une série de tutoriels vidéo proposé par TheFantasio974 résume les bases sur lesquelles Minecraft repose.

QUEL INTÉRÊT DE MINECRAFT POUR UNE STRATÉGIE DE COMMUNICATION ?

Le joueur-type de Minecraft est un jeune adulte (entre 18 et 35 ans), féru de jeux vidéo et qui entretient un lien fort avec l’univers de l’informatique. Minecraft étant une production indépendante et les développeurs entretenant des relations continues via forums, blogs, etc, les joueurs de Minecraft sont par ailleurs souvent développeurs eux-mêmes. En atteste le très grand nombre de moddeurs, qui reprennent la structure du jeu et qui ajoutent des fonctionnalités non prévues par les développeurs (ce qui nécessite des compétences souvent pointues en termes de lecture et de codage des données).

Pour résumer, Minecraft comporte pour l’instant trois atouts (l’écosystème de Minecraft évoluant tellement vite que tout peut changer en très peu de temps) qui peuvent être mis à profit dans le cadre d’une éventuelle stratégie de communication :

- L’hyperciblage : le public-cible qui joue à Minecraft est très particulier : les jeunes adultes forts de compétences en informatique souvent pointues et d’un véritable goût pour la conception et la création.

- Les possibilités illimitées en termes d’UGC, à une ou à plusieurs mains.

- Une création participative à toutes les échelles : à l’échelle d’un serveur comme entre plusieurs serveurs hébergeant chacun un univers différent.

Cette réflexion peut paraître prématurée, voire capillotractée, mais l’envergure de plus en plus importante que prend Minecraft ne permet plus d’ignorer tout le potentiel du jeu en matière de création de contenu, d’autant qu’il est toujours intéressant en termes de communication pour une marque ou une entreprise d’apparaître en tant que précurseur sur un nouveau support à la mode.

Les développeurs eux-mêmes, conscients du potentiel de leur jeu, n’excluent pas la possibilité de voir dans les futures versions de Minecraft des dispositifs dédiés à la publicité, tant les sollicitations de la part de professionnels de la communication (agences comme annonceurs) ont été nombreuses.

Il est possible d’imaginer énormément de dispositifs de communication de Minecraft :

Les plus évidents sont les concours de création bien sûr, voire des mises en compétition des univers et de leurs créations respectives. Toute une mise en scène peut être mise en place, avec l’orchestration de raids de la part de certains joueurs vers d’autres univers afin de détruire les créations des autres et la mise en place de systèmes de défense.

Minecraft est devenu un jeu en ligne massivement multijoueur à part entière

Il est également possible d’imaginer du contenu sponsorisé par une marque ou une entreprise et proposé tel quel aux internautes, voire d’univers sponsorisés, dans l’optique d’ouvrir encore davantage le champ des possibles en matière de création de contenus.

Des dispositifs sous la forme de tests peuvent être créés, dans une optique de recrutement très ciblée par exemple, à savoir des personnes possédant des compétences en informatique également dotées d’un certain esprit créatif.

Certaines entreprises utilisent déjà Minecraft pour permettre au potentiel créatif de leurs collaborateurs de trouver une nouvelle extension.

Ainsi, Shopify, un service qui permet à chaque utilisateur de créer sa propre plate-forme de commerce en ligne, héberge en interne un serveur Minecraft à destination de ses développeurs, à la fois dans une perspective de divertissement mais aussi de développement. Outre les bénéfices évidents de tels dispositifs en matière de communication interne, exciter la créativité des programmeurs et ingénieurs informatiques via Minecraft peut leur donner des idées pour améliorer l’offre du site.

Minecraft n’en est encore qu’à ses débuts, mais le potentiel de ce jeu en termes de communication (interne, de marque, corporate, publicité) est déjà véritablement important et ce sur de nombreux plans, tant que la réflexion stratégique garde à l’esprit les 3 atouts sus-mentionnés : cibles au profil très particulier, possibilité d’UGC illimitées, création participative à plusieurs échelles.

La sortie officielle de Minecraft est prévue pour le 11 novembre prochain, aux alentours de 15€.

Quelques liens utiles :

Blog de Notch (Markus Persson, créateur de Minecraft) : http://notch.tumblr.com

Essayer/acheter Minecraft : www.minecraft.net

Facebook de Minecraft : http://www.facebook.com/minecraft

Les forums : http://www.minecraftforum.net

BONUS

Une présentation détaillée qui présente l’univers de Minecraft et les premiers pas du joueur.

La communication corporate peut-elle s’adapter au digital ? Buzzomètre #16

Jeudi 25 novembre 2010

Comment la communication corporate peut-elle s’adapter au digital et à son obligation de lâcher-prise ? Dimitri Granger était l’un des invités du seizième numéro du Buzzomètre

Buzzometre #16 : Digital & Corporate from mry on Vimeo.

Grand Prix Stratégies de l’Edition d’Entreprise 2009 : intolérable cruauté

Jeudi 12 novembre 2009

Les dossiers de candidature m’ont été livrés 2 jours avant Le grand Jour. Pas le temps d’y jeter un œil…  Si, histoire de voir ce que proposent les agences concurrentes…  pas de bol, le cahier des charges stipule que le nom de l’agence ne doit pas figurer sur la lettre de candidature

Pas de bol 2, le dossier ne comporte aucune réalisation (qui ne seront dévoilées qu’aujourd’hui).

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8h30/ mercredi 4 novembre 2009 : Pile à l’heure

devant le 2 rue Maurice Hartmann

Echange de sourires crispés, la dizaine de jurés s’installe en silence.

On attend les quelques retardataires…  Le “Président » du jury prend place .Tooop Départ, ça rigole pas avec le timing.  Tour de table… quelques représentants d’agences, de taille moyenne, petite, grande (Publicis Consultants), un spécialiste du rich media, deux éditeurs, et 6 annonceurs dans des secteurs divers.

Au total, 12 participants  (aïe, va falloir batailler sec pour obtenir des majorités).

9h00/ 1ere catégorie : Intranet

Ah, les intranets !  Chers collègues, sachez-le : les présentations video/ppt façon clip avec force flous et transitions, on oublie :   tollé général : “On ne voit pas le contenu”  ”Mais je rêêêve : j’ai vu du lorem ipsum”  et autres “Je ne note pas, c’est flou” “On peut couper la musique ?”.

Ce premier levier de boucliers  aura le mérite de réveler les forts caractères. Le créatif est sanguin, l’annonceur sourit en coin, note en silence. Les éditeurs traquent le vice de fond.

Eh ben les intranets , c’est pas tip, top. Chacun se targue, sur le papier, d’interactivité, d’outils 2.0, de rich media…  on n’en verra pas la trace sur les écrans projetés. Nous notons chacun des écrans sur une échelle de 1 à 10.


10h18 : le Président ordonne “vite, on enchaine”.

Seconde catégorie : journal interne (print, tv, radio…). Les nominés sont notés les uns après les autres, on fait circuler les magazines.

Les clans se forment. Les créatifs jugent la forme, les éditeurs, le fond, et les annonceurs, le milieu (représentativité de la marque). Le président a quelquefois du mal à contenir les débats.

De beaux coups de cœur. Des échanges vifs, beaucoup de café, on argumente tout et son contraire, on est parfois d’accord, souvent en désaccord.


Des questions existentielles :

Comment juger sans prendre le temps d’évaluer la pertinence d’une action de com ?  => Eh bien, on perçoit l’objet, dans les mêmes conditions que la cible, qui aura les mêmes perceptions que nous, pauvre panel

Comment ne pas tenir compte des moyens budgétaires ? =>  difficile d’obtenir une totale transparence sur ce point.  On juge donc l’intention.

Comment dissocier une catégorie de son dispositif global ? => c’est une segmentation qui correspond bien à celle des agences, et aux services coms des clients

Pourrons-nous bientôt faire une pause, Président ? => Le président regarde sa montre. Le président est cruel : “encore une petite catégorie, 10mn de pause, et on enchaîne !”.

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La catégorie rapport annuel, dans la pièce attenante, nous permet d’admirer, de palper, de sentir les matières, une heure et demi durant. Pelliculé, recyclé, metallisé, le papier est triomphant dans cette catégorie reine.

Un seul a osé le 100% online : pas de bol, on ne l’a pas trouvé à l’adresse indiqué (!)

13H : Sushi Party géante, deux coupes de champagnes et trois cartes de visite scellent les alliances futures.

13h45 : Site internet, Journal externe, Livre d’entreprise… Les catégories s’enchaînent.

En moyenne, 4 mn pour noter un projet.
Pris sur le vif :

“Moi vivant, celui-ci ne mérite aucun trophée”, “Admirable outil, zero contenus”, “Si celui-ci n’est pas primé, je ne sais pas à quel siècle vous vivez”, “Comment ça, on ne voit pas assez le logo ?” Fou rire général.

Deux réalisations de Consultants se distinguent. Le Président a l’œil : “Valérie, tu ne peux pas voter dans cette catégorie”.

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15h : Fin des notations.

Le président nous laisser ouvrir les vitres, plutôt que de nous autoriser une pause, au risque de prendre du retad. Café !  Hop, hop, hop, il faut débattre et attribuer les Grand Prix .

Un peu de technique : les votes ont permis de distinguer 3 projets par catégorie. Un Grand Prix est attribué (ou deux si la qualité de la catégorie est exceptionnelle) pour les “excellents projets” et une mention est accordée pour les très bons choix secondaires. L’un comme l’autre n’est pas obligatoire.


16h18 : La Finale !

Le Granp Prix toutes catégories confondues…

Je dois patienter seule dans une salle attenante durant les votes finaux (c’est bon signe pour l’agence ;-)

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17H30 : c’est dans la boîte…

Mais chut… je suis tenue au secret jusqu’au 9 décembre !

La communication Internet de la Maison Blanche à l’épreuve des faits

Mardi 9 juin 2009

Whitehouse.gov webpage on the iPod Touch - US Presidential Inauguration - Screencap - by Scorpions and Centaurs

« Create a more transparent, participatory, and collaborative government. »

Si la formule sonne comme une promesse de campagne, il n’en demeure pas moins qu’inscrite noir sur blanc elle est à présent un des objectifs numéro un de la Maison Blanche dans le cadre du programme White House Open Government Initiative.

Signé de la main de Barack Obama le 21 janvier 2009, lendemain de son investiture, un Memorandum on Transparency and Open Government pose les bases d’une gouvernance numérique.

A ce titre, une équipe dédiée à la communication Internet de l’exécutif américain a été mise en place.

Macon Phillips, chargé du développement de Change.gov durant la période de transition entre l’élection et la prise de fonction du candidat démocrate, a été officiellement nommé directeur des nouveaux médias. De son côté, Cammie Croft, elle aussi engagée dans la campagne internet qui a mené Obama à la présidence des Etats-Unis, a été nommée directrice adjointe du pôle.

Katie Stanton, ancienne chef de produits Google Finance et collaboratrice de Yahoo, est désormais directrice en charge de la participation citoyenne au sein de l’équipe internet d’Obama. Enfin, Jesse Lee, qui a notamment été conseillère nouveaux média de Nancy Pelosi, Speaker de la Chambre des représentants, est aujourd’hui responsable des programmes en ligne de la Maison Blanche (WhiteHouse.gov).

WhiteHouse.gov

Véritable vitrine institutionnelle de la Maison Blanche, le site whitehouse.gov n’a plus grand-chose en commun avec celui de l’ère Bush, les conseillers de Barack Obama avaient d’ailleurs anticipé cette mutation avec un site transitoire entre l’élection et l’investiture Change.gov

Le site WhiteHouse.gov constitue la matrice de la communication de l’exécutif américain, en parallèle de la base de données que l’on trouve sur Data.gov

De nombreux sites Internet relaient les informations que l’on et de réseaux sociaux qui constituent autant de relais d’information moins formels.

Le format de l’information sur WhiteHouse.gov a également quelque peu évolué : parmi les grandes innovations on peut noter qu’il existe à présent un blog officiel sur lequel les billets sont signés par les communicants de l’exécutif. Fini les communiqués de presse anonymes et impersonnels. L’autre innovation majeure réside dans l’interaction entre citoyens et exécutif avec le programme Your weekly address qui permet de poser des questions au Président Obama qui répond, toutes les semaines, via la vidéo, à une sélection d’entre elles.

Si la transparence et la participation sont les mots d’ordre de la nouvelle gouvernance numérique américaine, il n’en demeure pas moins que cela se manifeste surtout par l’usage des réseaux sociaux et autres outils du Web 2.0

Page Facebook « Barack Obama »

Avec plus de 6.300.000 supporters, la page Facebook de Barack Obama est sans conteste la plus populaire de ce réseau social, loin devant Coca Cola qui arrive en deuxième position avec seulement moitié moins de fans.

Depuis son investiture, le 44ème Président des Etats-Unis a réorienté la ligne éditoriale de sa page Facebook : depuis le 20 janvier, son mur assure exclusivement la promotion des grands chantiers de son mandat (vote du budget et du plan de relance, réforme du système de santé) et des symboles politiques forts (vœux pour le Nouvel An iranien Nowruz, nomination de la Juge Sonia Sotomayor à la Cour Suprême).

Sur son mur, les informations publiées ne figurent pas en masse mais sont au contraire très ciblées : la rédaction écrite est neutre et impersonnelle, seule la vidéo fait intervenir le Président en personne.

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Chaque post fait l’objet de 40.000 feedbacks en moyenne, répartis entre appréciations (« j’aime ») et commentaires, qui constituent autant de plébiscites que de désaveux, avec une grande liberté de ton.

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Page Facebook « The White House »

Le 1er mai 2009, les communicants de la Maison Blanche créaient une page Facebook intitulée « The White House ». Véritable vitrine institutionnelle de l’exécutif sur la Toile, sa création était ainsi annoncée sur la page Facebook de Barack Obama :

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Le caractère institutionnel et le sérieux annoncés des informations mises en ligne est confirmé, un mois après son inauguration, avec toutefois la précaution suivante : « If you’re looking for the official source of information about the White House, please visit www.whitehouse.gov »

Une application permet de suivre certains discours du Président en direct et de les commenter au fil de leur visionnage. Le 4 juin, le discours du Caire était ainsi transmis en direct :

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Une utilisation quelque peu différente du compte Facebook de la Maison Blanche a vu le jour à l’occasion du discours du Caire, jeudi 4 juin 2009 : le mur « The White House » relayait des fragments du discours, en direct, en citant Obama himself. Le succès de cette interaction est manifeste au regard des commentaires postés par des internautes du monde entier.

Twitter

La distinction est identique à celle opérée sur Facebook : le fil Twitter BarackObama s’attache à la communication personnelle du Président tandis que le fil whitehouse revêt un caractère institutionnel.

A approches différentes, succès différents : le fil BarackObama comptabilise plus de 1.300.000 followers-profile (personnes abonnées) et 776.000 following_profile (fils suivis) tandis que whitehouse revendique 240.022 personnes abonnées, elle-même ne suit que 65 fils Twitter parmi lesquels on trouve les très institutionnels downingstreet, NASA ou encore NavyNews.

BarackObama interagit avec les Internautes et renvoie vers le site de campagne my.barackobama.com pour plus d’information. Ce fil apparaît donc comme un levier de mobilisation puisque l’on trouve sur MyBO tous les outils du cybermilitant.

Le 20 mai 2009, sur le Twitter BarackObama, on pouvait à cet effet lire cette incitation à la mobilisation avec un lien vers son site de campagne :

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Tandis que whitehouse semble utiliser Twitter d’une part comme un circuit fermé entre institutions et d’autre part comme une vitrine pour les Internautes en présentant l’actualité de la Présidence. Les liens postés renvoient d’ailleurs à la rubrique the BRIEFING ROOM de WhiteHouse.gov

Autres outils du Web 2.0

La Maison Blanche est également présente sur la plateforme iTunes avec des fils audio et vidéo qui permettent de s’abonner aux interventions hebdomadaires de Barack Obama, à ses discours ou encore à ses conférences de presse.

Même méthode sur les sites de partage de vidéos où la Maison Blanche dispose d’une page à laquelle les abonnées reçoivent automatiquement les données postées : 54.000 personnes suivent ainsi les vidéos de la Maison Blanche sur DailyMotion.com et 2.000 sur vimeo.com, vidéos qu’elles peuvent commenter et évaluer à leur gré.

Autre réseau social, la page de la Maison Blanche sur MySpace.com recense près de 185.000 amis, certains très politisés, à l’image de la mère d’un Marines envoyé en Afghanistan :

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Mis en place par le Département d’Etat (Bureau des programmes d’information internationale), America.gov est un site d’information sur la politique étrangère américaine ainsi que sur la culture et le mode de vie anglo-saxons. Les billets du blog Obama Today révèlent par exemple les offs présidentiels au fil du quotidien. Si les informations mises en ligne sont informelles, elles n’en demeurent pas moins officielles.

Enfin, la page Flickr donne à voir une sélection de photos officielles, dans une approche de photojournalisme (photos prises sur l’instant, large place accordée aux légendes, etc.) le tout étant comme à l’accoutumée ouvert aux commentaires :

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En somme, si les bases posées par le Memorandum on Transparency and Open Government sont suivies d’effet, elles n’en demeurent pas moins ambitieuses.

« Les moyens font défaut, note Francis Pisani dans Maison Blanche 2.0 : finie la rigolade. Les cent personnes dédiées aux nouveaux médias pendant la campagne ne sont plus qu’une dizaine à l’arrivée au port. Mais c’est surtout le changement d’échelle qui compte. Ils ont maintenant affaire à 300 millions d’Américains… bien plus nombreux et plus durs à manier que leurs partisans de novembre dernier. »

Si l’aspect participatif semble fonctionner au regard de la présence d’amis et autres fans sur les réseaux sociaux de la Maison Blanche, il apparaît toutefois impératif d’une part de ramener leur nombre à la taille de la population américaine et, d’autre part, de mettre en perspective l’efficacité de leurs prises de parole.

L’expérience menée sur le site internet gouvernemental http://opengov.ideascale.com/ permet aux internautes d’émettre des propositions et de les évaluer pour faire émerger les plus populaires d’entre elles. Or, cette expérience nous enseigne que la forte mobilisation d’une poignée d’internautes suffit à biaiser la hiérarchie des propositions. Ainsi, parmi les sept propositions les plus populaires, trois concernent la légalisation du cannabis.

Son efficacité demeurant à démontrer, le participatif apparaît alors au mieux comme un instrument de mesure de l’opinion publique et au pire comme un outil de légitimation de la décision politique.